Professionnels : Et vous, quel est votre type d'environnement pour innover en entreprise ?

C'est bientot les vacances pour certains, déjà le cas pour d'autres, le moment de prendre du recul, de se poser. Peut-être le moment pour les salariées comme les dirigeants de se demander où ils en sont et ce qu'ils peuvent faire pour innover le plus naturellement possible à leur retour.

 

Les cathares : c’est le territoire des hérétiques. Au sein de ce territoire, les collaborateurs ont l’envie d’innover, il leur arrive même de mener des expérimentations dans leur coin, mais au mieux leurs actions ne sont relayées par personne, au pire on les dissuade de continuer, au risque d’être sanctionnés. Cette situation est dangereuse à terme puisqu’elle engendre la frustration des personnels voulant s’impliquer dans une démarche d’innovation et peut conduire à des ruptures entre les collaborateurs et l’entreprise. Elle est d’autant plus critique que la nécessité d’innover va devenir plus aigüe en fonction de l’augmentation de la pression concurrentielle.

 

 

Après les cathares, l’entreprise va progressivement s’enliser dans un second territoire : les marécages. C’est le cas de beaucoup d’entreprises qui sont  désormais sclérosées, centrées sur des offres qui ont fait leur succès il y a plusieurs années. Les anciens hérétiques n’ont plus l’envie de se mettre en danger, alors ils font leur boulot, le strict minimum pour assurer leur survie.

Mais à un moment donné, l’entreprise qui se trouve dans les marécages connait un sursaut de lucidité, elle prend conscience que sa survie passe par l’innovation. Elle renouvelle donc son management, recrute des profils différents de ceux qui ont forgé son histoire. Leur mission : faire bouger les lignes.  

Mais ces entreprises souffrent d’un phénomène d’écho, de résonnance du passé. Les collaborateurs ont développé une peur instinctive face à l’innovation. Ils en ont envie, et en même temps, elle les inquiète. Du coup, ils observent leurs managers qui s’activent et s’épuisent, mais ont eux-même du mal à se mettre en action. C’est le territoire de l’inertia.

 

Bien souvent, la sortie de l’inertia passe par l’intermédiaire d’un projet pilote, qui va démontrer à tous la capacité de l’entreprise à innover. Ce projet va redonner confiance aux collaborateurs, il va asseoir la légitimité des nouveaux managers... Mais une fois que ça marche, le management de l’innovation n’est pas sous contrôle. Il y a une forme d’euphorie chez l’ensemble des collaborateurs, un peu comme dans une start-up, qui fait que tout le monde expérimente de tous les côtés. Et comme tout le monde cherche à assurer la promotion de son projet, il y a des jeux de pouvoirs et d’influences qui se mettent en place, ce qui provoque une grosse déperdition d’énergie. C’est le territoire de l’euphoria.

 

L’entreprise peut échapper à l’euphoria par deux routes : l’une mène à la balkanisation, avec des luttes de clans qui défendent leurs positions. L’autre mène à "l’innovation-land", le cinquième territoire.  Dans ce cinquième territoire, « l’énergie » est préservée et canalisée par des méthodes et outils de management de l’innovation et de la créativité, qui vont assurer un rendement maximal de cette énergie.

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