La Fabrique à Innovations lance son programme COP (Contre l'Obsolescence Programmée)

Audrey, stagiaire en design produit (son portrait est ici) a étudié le cas de l'obsolescence programmée au travers d’un article du journaliste de Télérama Xavier de Jarcy, spécialiste du design, du graphisme et de l'architecture.

Lutter contre l'obsolescence programmée est encore difficile. En effet, il faut y consacrer du temps et de l’argent et les entreprises ne sont pas encore prêtes à s’engager. À l'initiative des habitants d’Amsterdam en 2009, les Repair Cafés (lieux où des personnes viennent réparer des objets en communautés) se basent sur le modèle des 3R : Réduire, Réutiliser, Recycler qui encourage l'économie circulaire et décident d'y ajouter un quatrième point : Réparer.

En 1996, le designer Philippe Starck avait alors conçu l'un des premiers produits de grande consommation écologique : le téléviseur “Jim Nature”, avec sa coque en bois aggloméré. Malgré sa contribution à une première prise de conscience, ce fût un échec. De plus, à la fin des années 2000, le numérique a fait son apparition et devance toutes les idéologies entrepreunariales. Les entreprises veulent pouvoir se faire une place parmi le web et de ce fait, créer des sites internet, des applications mobiles, des boutiques en ligne etc…C'est alors qu'elles se désintéressent de l’écologie au profit du numérique.

En 2016, un premier pas a été franchi venant tout droit d’un des magasins les plus populaires : Boulanger, qui a lancé une plateforme du nom de Happy3D visant à lutter contre ce phénomène. Le procédé est simple : les clients peuvent télécharger la pièce à changer via le catalogue en ligne et la produire librement à l’aide d’une imprimante 3D. De plus, au vu de l’équipement coûteux Boulanger propose également à ses clients de les mettre en relation avec un détenteur d’une imprimante 3D et de bénéficier d’une formation.

A La Fabrique à Innovations, nous fédérons ce genre de concept. Au cours de ces six derniers mois, nous avons abordés plusieurs points concernant cette lutte :

- analyse de certains points de droits juridiques liés notamment à la sécurité, à la propriété intellectuelle,

- analyse des technologies de scanner 3D sur les objets et leur environnement pour collecter des informations précises concernant la forme et l'aspect (couleur, texture, rendu...),

- analyse de la structuration d’une base de données de pièces de rechange des appareils en panne (pièces cassées qui reviennent le plus souvent, open source…).

Après analyse de tous ces points, nous avons réalisés des boutons d’autoradios intégrés, des pièces d’accessoires de camping-car, des engrenages et boutons d’électroménager, des pièces de modélismes pour enfants...

Avec la dimension open source et collaborative, les makers pourront y ajouter de nouvelles pièces afin d'aider un maximum de personnes à réparer leurs appareils et ainsi privilégier le circuit court, éviter de gaspiller des matériaux. Ce genre d'action pourrait être de plus en plus suivie par les fabricants d’appareils multimédia, électroménager, informatique et autres produits à durée de vie limitée.

Le départ pour une nouvelle aventure au travers de l'innovation participative qui entraîne une prise de conscience sociale et écologique, et l'ouverture d'un projet de fab lab afin de nous permettre d'aller encore plus loin ensemble, membres de La Fabrique à Innovations.

N'hésitez pas à parler ce sujet autour de vous en donnant votre avis et de le partager sur les réseaux sociaux avec le hashtag #COPlfai

- La Fabrique à Innovations -

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